SS-GS1

Session spéciale SS-GS1

Titre : Le géopatrimoine : du local à l’international

Responsables et affiliations : André Desrochers (adesro@uottawa.ca), Université d’Ottawa; Pierre Verpaelst, Comité national canadien des Géoparcs; Michel Malo, Institut national de la recherche scientifique (INRS), Québec

Description :  Après des décennies d’attention portée à la protection du patrimoine biologique, l’Union internationale pour la Conservation de la nature (UICN) et l’UNESCO ont récemment reconnu l’importance des caractéristiques géologiques en tant que parties intégrantes de la nature. L’intérêt pour les thèmes liés au géopatrimoine, comme la géoconservation, le géotourisme et les géoparcs, s’est accru et un large éventail d’initiatives a vu le jour dans le monde entier. Certains pays ont élaboré des politiques et pris des mesures concrètes pour protéger leur géopatrimoine, alors que dans la grande majorité des pays, ce n’est que très récemment que l’intérêt pour le géopatrimoine a émergé.

Au Canada, le géopatrimoine a fait sa place dans les années 1990 avec des initiatives provinciales de protection de sites géologiques remarquables d’abord, pour évoluer ensuite vers la mise en valeur du patrimoine géologique avec la création du Géoparc mondial de Stonehammer au Nouveau-Brunswick et la mise sur pied du Comité national canadien pour les Géoparcs (CNCG) en 2010. Deux géoparcs canadiens se sont récemment ajoutés au réseau mondial des géoparcs de l’UNESCO : Tumbler Ridge en Colombie-Britannique en 2014 et Percé au Québec en 2018. Des 10 géoparcs candidats au Canada, trois sont situés au Québec : le Fjord du Saguenay, le Rift du Témiscamingue (Québec et Ontario) et l’Astroblème de Charlevoix. En parallèle, plusieurs sites géologiques canadiens avec une valeur universelle exceptionnelle ont été reconnus au programme du patrimoine mondial de l’UNESCO; entre autres le Parc national de Miguasha au Québec, les falaises fossilifères de Joggins en Nouvelle-Écosse, et Mistaken Point à Terre-Neuve dans l’est du Canada.

Dans le cadre de l’AGC-AMC-AIH 2019 qui se tiendra à Québec, ville historique inscrite au patrimoine mondial, du 12 au 15 mai 2019, nous proposons une session spéciale sur le géopatrimoine. Nous planifions une pleine journée de communications orales et par affiche. La session spéciale de communications s’intéressera au géopatrimoine sous plusieurs thèmes incluant : 1) le choix, l’inventaire, l’évaluation, et la caractérisation des sites du géopatrimoine de l’échelle locale à l’échelle internationale ; 2) la protection du géopatrimoine au même titre que d’autres types de patrimoine biologique ou culturel ; 3) des études de cas couvrant plusieurs réalités géographiques et géologiques ainsi que plusieurs défis en lien avec la gestion, la mise en valeur et la surveillance de géosites. Nous voulons regrouper plusieurs acteurs intéressés (c.-à-d. géoscientifiques, décideurs, planificateurs, spécialistes de la conservation et du tourisme, et le grand public) du Canada et d’ailleurs qui ont des perceptions différentes du géopatrimoine. Il y a un besoin évident de coordination. C’est en combinant ces multiples approches et en renforçant le lobbying politique que le géopatrimoine sera pleinement reconnu comme étant une ressource digne d’être conservée, d’être mise en valeur et transmise aux générations futures.

Excursions et cours intensif associés :

Excursion :  Géopatrimoine de la Gaspésie : exemples du Géoparc mondial UNESCO de Percé et du site du Patrimoine mondial de Miguasha

Excursion :  Géopatrimoine en développement : Les géoparcs candidats de l’Astroblème de Charlevoix et du Fjord du Saguenay

Cours intensif : Comment développer et promouvoir le géopatrimoine: exemples de sites de l’UNESCO au Canada et de Géoparcs